le seul blogue qui lutte contre les activités non-constructives en étant non-constructif.

mardi 31 août 2010

le nouvel an

le nouvel an devrait en fait être le premier septembre.

l'académie de journalisme

mise en situation: dans un burerau près de chez vous, un employé dépose sur le bureau de son patron un communiqué de presse visant à annoncer un événement promotionnel aux médias. La patron lit le papier, apporte quelques modifications et retourne le communiqué corrigé à son employé. celui-ci boucle le travail et envoie le tout à qui de droit. plus tard, à la machine à café l'employé apostrophe son patron:

e: « mais où as-tu pigé cette citation du prof d'université? elle collait parfaitement au contexte, du coup ça rend le truc beaucoup plus convaincant. »

p: « je l'ai créée »

e: « tu rigoles? t'es sûr qu'on peut faire ça? »

p: « ça mon homme, c'est l'art du communiqué de presse! on s'en fout de la citation, on est pas à l'université ici, personne ne vérifie tes sources. en plus on facilite la job des journalistes: comme ça ils peuvent citer directement, comme si ils l'avaient interviewé ledit prof. ou tout autre personne faisant autorité sur un sujet quelconque. il s'agit là d'un truc classique de journaliste. »


l'employé retourna chez lui ce soir là avec la conviction profonde que l'existence était absurde. le lendemain il annonça à son patron sa démission. l'équipe de nul si découvert l'a retrouvé dans le bout de mont-laurier où il exploite désormais une terre à bois. il demande de se faire payer en gibier et en poivrons et refuse strictement de parlé de la conversation retranscrite ci-haut.

dans vie y'a des conventions qui énervent...

parmi les mélomanes il semble exister cette convention stipulant qu'il est interdit de critiquer jack white, ses projets et l'absence de talent de son ex-femme... ce guitariste certes inspiré, jouit de l'immunité du rock n' roll et se voit du coup accéder au club sélect des compositeurs et paroliers dit «cultes» du rock (tm).

mais je m'en confesse... cette soi-disante convention brime ma liberté d'expression! je ne suis plus emballé par les white stripes depuis que j'ai quitté le cégep (donc peut-être depuis que je connais the ravonettes), j'aime the raconteurs, mais je préfère de loin les compositions des comparses de white et pour moi, dead weather est un projet qui pourrait vivre sans notre homme...

alors je le dis sur cette page pour toutes les fois où je me suis fait traité d'impur par les apôtres du rock d'aujourd'hui: je n'aime pas jack white. et je je redirais encore une fois: je n'aime pas jack white.

il est bon guitariste, sa plume est aiguisée dans certains titres (the hardest button to button par exemple), mais j'en ai marre de devoir me prosterner pour ce type. musicien intelligent de notre époque? oui! guitar god? on repassera.

mercredi 25 août 2010

la commission bastarache

je vais vous dire comment se terminera la commission bastarache qui a ouvert ses audiences cette semaine.

dans son rapport le controversé commissaire dira: «lors des audiences j'ai eu deux versions diamétralement opposées des faits. impossible ainsi de se faire un idée. c'est la parole de monsieur le premier ministre contre celle de maître bellemare... par contre... concernant ce même bellemare, pourquoi a-t-il attendu à 2010 pour dénoncer des pratiques qu'il a pu constater en 2003 alors qu'il était ministre de la justice».

maître bellemare sera donc discrédité. et toute cette histoire finira en queue de poisson.

la nomination d'un juge est un long processus de tests, d'examens de CV et d'évaluations des compétences en fonction du poste ouvert... il s'agit d'un procédé sérieux. une fois quelques candidats sélectionnés par l'entremise de cette batterie de tests, c'est là que le jeu politique commence puisque la liste est transmise au bureau du ministre de la justice, ce qui veut dire, «entre au cabinet».

donc, les candidats sur la «hot list» comment sont-ils nommés? facile!

là ou y'a de l'homme y'a de l'hommerie comme dirait l'autre... on nomme donc juge les candidats qu'on connait...

ça toujours été comme ça et ça sera toujours comme ça. n'empêche que les gens nommés sont compétents...

n'empêche que bellemare se fera lavé par les avocats du gouvernement avant de se faire ruiner par ceux de charest pour sa poursuite en libelle diffamatoire.

dans le fond bellemare ne changera rien.

mardi 24 août 2010

la loi de godwin

la loi de godwin stipule: «plus une discussion ou un débat dure longtemps, plus la probabilité d'y trouver une comparaison impliquant les nazis ou adolf hitler s'approche de 1.» j'ajouterai: la personne qui dans son argumentaire se voit avoir recours à une référence nazie perd automatiquement le débat.

jeudi 12 août 2010

les maudits français (et autres intolérances...)


les français qui vivent au québec vivent sur le plateau. ils font des trucs de français, entre français. j’ai souvent l’impression que la diaspora hexagonale se ghettoïse à Montréal.


mais bon certain diront que les français qui s’expatrient au québec ne sont pas «les français» :«trop souvent ceux qui viennent faire carrière ici le font parce qu’ils sont les exclus d’un système de castes moyenâgeuses…» ou encore certains autres ajouterons : «les français qui s’installent chez nous au canada (tm) le font pour nous voler nos jobs: ils sortent de meilleures écoles et parlent mieux que nous notre langue que nous, la bande d’osti […]* »

*la suite de la phrase n’étant pas polie, je vous laisse le soin d’imaginer la suite du propos «shirer» contre les noirs, les chinois et tant qu’a y être, les musulmans et martha stewart...

revenons à nos moutons : les osti d’françà, comme on dit dans le langage populaire, mais plus précisément, la manière dont «nous cousins» sont reçus ici dans la belle province. 

écoutons (c’est une figure de style) un témoignage d’un citoyen engagé :

[début du témoignage] y’a deux classes de franças. y’a les franças en général, pis y’a ceux de «l’île de France»… de la RÉ-pu-blique. c’est du sérieux ça mes amis! en france y’a pas de demie-mesure pour les cousins québécois. c’est le sirop d’érable, céline dion et les mots d’église qui monopolisent l’attention des autochtones là-bas… mais big time genre... on dirait que ça fait champêtre pour eux… la sagouine pis swing la bacaisse… en tk, comme si notre histoire tenait qu’à ça...

n’empêche qu’il n’y a pas moyen de se faire comprendre dans ce pays sans ne pas se faire comprendre (la phrase est asyntaxique, mais c’est voulu… c'est-à-dire sans se faire reprendre onze mille fois pour des trucs qu’un enfant de première année, même s’il est issu de la réforme, pourrait saisir sans anicroche)… pour tout dire, dans leurs mots j’kiff pas trop l’attitude des français. 

non mais criss que ça sonne fif l’accent frança non?

mais ça c’est pas sans parler de la sévérité des allemands, de l’odeur des kazakhs (ils sentent le yak… ça rime), l’alcoolisme des russes, le sang chaud des italiens, les moustaches mexicaines, les congolais pieds-nus, les hipsters du mile-end, les rednecks texans, les stoners d’amsterdam, la séduction et les brésilliens, les chinois et le vélo, l’obésité américaine et alouette?

mouais mais ce n’est que des préjugés ça… ça veut rien dire.

la choucroute, les kangourous, les sushis, la tour eiffel le gumbo, la chasse aux phoques, tea time, le tzatziki, le grand canyon, youssou’ ndour et le cassoulet: ça c’est le monde pour vra’.

j’connais ça moé, j’ai voyagé en tabarnak. Ah oui, pis fuck les français, ils pusent de la bouche.

[fin du témoignage] finalement, en y pensant bien, on est toujours le newfi de quelqu’un.

les gars de la construction

t'es un gars de la construction et tu penses que c'est interdit pas le guide de virilité canadienne d'avoir un chat? attends de voir ce que je te proposes...

c'est vrai qu'un chat c'est pas si mâle que ça quand t'invites tes chums à brosser pendant un match de canadien (tm). mais en même temps, la vie de couple est souvent synonyme de compromis...

alors ta blonde veut un chat? des chats? pas de troubles alors voici mon conseil...

t'es un gars, donc c'est toé qui porte les osti d'culottes... les chats de ta blonde nomme-les avec des noms vraiment mâles pour pas que tes chums rient de toi....

je suggère de quoi genre bandit et gasoline.

comme ça tu auras des chats avec de vrais noms de gagnants. des noms digne de toi... des vrais noms de mâles.

lundi 9 août 2010

je fais juste regarder

nous l’avons tous déjà fait. sans exception. que ce soit avec un petit sourire en coin ou encore en dévisageant notre interlocuteur, dire «je fais juste regarder»* à un employé de commerce au détail alors qu’on tripote la marchandise. rien de plus commun.

*tout dépendant du lieu de résidence du client ou de sa classe sociale, ne soyez pas surpris d'entendre à l'occasion: je fais jussse regarder.

nous l’avons tous fait disais-je. se faire saluer et répondre, pris de panique, avec l’attitude du caïd de banlieue se faisant prendre la main dans le sac «je ne fais juste regarder».

vous l’admettez? vous l’avez déjà fait? bon, voici alors mon point : y-a-t-il phrase plus moche à entendre que cette dernière? en fait, je commence à être plus que convaincu que ladite phrase doit être aussi désagréable à entendre qu’elle est ridicule à prononcer.

alors pourquoi y avons-nous recours demanderais-je? le consommateur québécois est-il tétanisé à l’idée de rencontrer un «vendeur» dans un magasin à grande surface? non. une telle attitude serait aussi absurde que de s’offusquer que l’on vende de l’alcool à la SAQ. le client d’ici est-il sinon suspicieux des réelles intentions dudit vendeur? je l’entends se questionner : « pourquoi il me salue se dit-il, il doit être payé à la commission. serai-je victime de vente à pression? mes besoins seront-ils pris en considération?»

tant de lourdes questions pèsent sur les épaules du consommateur d’ici. ouh… mais quelle catastrophe! un vendeur qui vend n’est-ce pas là une chose étrange?

ok alors, admettons que la raison de cette réponse moche est due à la peur d’être floué par un vendeur-conseiller se souciant que de ses commissions. pourquoi alors prétendre regarder alors que la motivation latente à tout consommateur est d’acheter?

un client qui achète, voilà une autre chose surprenante.

je ne veux pas être vulgaire ici, mais si les «clients» des bars de danseuses «regardaient» comme mes clients regardent, il me semble que ces établissements seraient le théâtre de beaucoup plus de scènes de boxe et de coups de pied au cul… mais passons.

alors la peur d’être floué ne tient pas la route à elle seule comme facteur explicatif de ce réflexe. jumelée à une autre piste, il me semble que nous nous approchons davantage de la psyché du consommateur d’ici. ce deuxième facteur tient dans la grande confiance en soi du consommateur d’ici.

le québécois moyen, qui soit dit en passant porte du extra-large, connait son affaire! c’est pas des farces, il est big. Donc nul besoin de l’aide d’un ado-vendeur payé au salaire minimum. de toute façon à quoi bon demander de l’aide, son beau-frère l’a déjà mis au fait de ce qu’il avait besoin. il n’y a pas à dire, le consommateur québécois en est un fier, de souche : the real thing, comme ils disent dans les cantons de l’est.
le client d’ici connait tellement son affaire qu’il n’hésite pas, le dos bien droit, à «enseigner» à son entourage les bienfaits des dernières technologies. voyez, c’est que ses connaissances transcendent le sens commun.
Mais revenons à notre programme principal (!), d’où vient donc cette attitude? héritage refoulé d’une condition de colonisé et de yes man? peut-être, bien que d’ordinaire je n’affectionne pas les arguments de type «pierre falardeau». imbécilité heureuse? c’est un peu fort. amalgame de dilettantisme et de conformisme serait plus juste. en fait cette combinaison semble bien coller à la réalité.

finalement, nous ne savons toujours pas  pourquoi, par réflexe, nous disons que nous ne faisons que regarder, mais peut-être avons-nous débroussaillé une piste qui nous permettra de comprendre la question plus large du pourquoi nous en faisons autant. (j’ai l’impression que cette dernière phrase est à la fois lourde et désespérément vide de sens…)

nb. cette chronique ne s’était pas donné comme objectif d’exploiter le cynisme dans son argumentaire. il semblerait qu’il en fût autrement. c’est pourquoi j’ajouterais que le consommateur bien de chez nous n’a qu’une carapace répulsive. une fois percée, nous retrouvons l’essence des gens d’ici : une écoute, une grande générosité et une bonne humeur contagieuse.

plaisir-coupable 1

billy idol.

http://www.youtube.com/watch?v=tgFh4RHgn0A

jeudi 5 août 2010

just a reminder...

s'il vous plaît. en ma présence, ne pas confondre max weber et bernard webber. l'éthique protestante et l'esprit du capitalisme n'a rien à voir avec la saga, les fourmis....

minute-mépris: Anik Jean

voici deux pages qui sont assez éloquentes dans leur anik-jean-bashing (tm)


minute-mépris

Saint-Sauveur: La nature de la vallée est camouflée par un faux-bourg commercial érigé par quelques promoteurs ambitieux de transformer une «bute» en un vaste territoire où les entrepreneurs dynamiques pourront faire fortune et où nouveaux-riches quant à eux, pourront parader dans toute la quintessence de leur mauvais-goût et de leur grossièreté.

parce qu'il faut bien commencer quelque part

parce qu'il faut bien commencer quelque part, et qu'il faut surtout débuter avec quelque chose, voici un texte vide de message, de morale ou d'intention de son auteur. en fait le contenu de cette première publication est à l'image du blogeur qui écrit ces lignes: dénué de sens, vidé de toute signification par une post-modernité techno et bien informée (mais ne vous en faites pas, on ne s'en porte pas plus mal!).

en fait, tout cela pour dire, que je n'ai rien à dire. et que si vous lisez ce blogue, c'est que vous avez probablement le sentiment, comme moi, que vous avez tout et désespérément rien à lire... il est trop tard pour Kant, trop tôt pour Nietzsche, je suis trop jeune pour James Joyce, trop intelligent pour Michel Onfray, alors pourquoi ne pas perdre de son précieux temps sur la toile à lire les élucubrations d'un blogeur anonyme?

parlons-en de l'anonymat. pourquoi? un blogue anonyme vous me direz que c'est aussi peu original que d'avoir des tatoos lorsqu'on habite dans le Mile-End... et bien vous n'avez probablement pas tort... c'est pourquoi j'essaie d'utiliser la technique de l'anonymat relatif (tout est en effet permis dans cette merveilleuse ère, même de relativiser l'anonymat... c'est un peu comme si c'était possible d'avoir et de ne pas avoir des tatoos à la fois... enfin.... je m'écarte) je m'explique. il existe deux possibilités qui expliquent le comment du pourquoi de votre passage sur cette humble page. 1. vous furtiez tout bonnement sur les internets et vous êtes tombé sur cette page ou 2. vous avez reçu le lien de ce blogue via un quelconque site que les experts classent dans la catégorie du 2.0... dans ce deuxième cas, vous retracerez probablement facilement l'auteur de ces lignes... et ce n'est pas plus grave que ça.... d'où la relativité de mon anonymat (ou plutôt mon désintérêt à me battre afin de la préserver...).

alors que retrouverons-nous sur ce blogue? trois fois rien serait un verdict quelque peu sévère. en fait, ce blogue est un laboratoire. j'y testerai des idées, des arguments, des styles d'écriture et surtout, ma capacité à écrire pour écrire. quels seront les intervals entre chacune de mes chroniques? impossible de le dire pour l'instant, de même que la forme qu'elles prendront.

vous aurez remarqué que depuis le début de ce message je m'adresse à vous chers lecteurs... n'est-ce pas le comble du narcissisme? probablement, mais que celui qui ne se regarde pas la tronche dans le reflet d'une vitrine me lance la première pierre!

c'est donc sur ces mots, décousus, que je clos cette première entrée. peut-être avez-vous envie de dire que ce blogue est nul, ou peut-être avez-vous déjà découvert qui en est l'auteur... dans les deux cas vous avez raison. Internet est l'extrapolation post-moderne de la télécommande, alors n'oubliez surtout pas de zappé si vous n'aimez pas ce blogue.

questions, commentaires insultes?

Nul si découvert.